Mise à la terre des installations photovoltaïques autonomes : guide pratique
Les installations photovoltaïques autonomes connaissent une croissance exponentielle, en partie grâce à l’augmentation de la conscience écologique et à la volonté de réduire les factures d’électricité. Toutefois, l’un des aspects les plus cruciaux de l’installation de panneaux solaires, souvent négligé, est la mise à la terre, un processus vital pour assurer la sécurité et la fiabilité de l’ensemble du système. Ce guide pratique propose de détailler cette étape incontournable pour optimiser les installations solaires, tout en conformant aux normes en vigueur.
Mise à la terre : une obligation essentielle pour les installations photovoltaïques
La mise à la terre est une procédure qui consiste à établir une connexion électrique avec le sol. Cette connexion permet d’évacuer le courant en cas de défaut d’isolement dans un appareil, évitant ainsi des risques d’électrocution. Conformément à la norme NF C 15-100, toute installation électrique doit être mise à la terre, et il existe aussi une norme spécifique pour le photovoltaïque, nommée UTE C15 712.

En effet, la non-conformité avec ces normes peut avoir des conséquences graves, tant sur le plan de la sécurité des occupants que sur la durabilité des équipements. La mise à la terre évite les surtensions qui pourraient endommager les équipements tels que les onduleurs, les panneaux solaires et les batteries. C’est pourquoi chaque composante de l’installation photovoltaïque doit être parfaitement mise à la terre.
Les raisons de la mise à la terre
La mise à la terre d’une installation photovoltaïque joue plusieurs rôles clés :
- Protection contre les chocs électriques : En cas de court-circuit, le courant est dirigé vers le sol, minimisant ainsi les risques pour les personnes.
- Protection des équipements : La mise à la terre permet de prévenir les dommages causés par des surtensions dues par la foudre ou d’autres facteurs.
- Stabilité du circuit : Elle aide à stabiliser les tensions dans le système électrique, garantissant ainsi un fonctionnement efficace des équipements.
| Éléments mis à la terre | Fonction |
|---|---|
| Panneaux solaires | Évacuation du courant de fuite |
| Coffrets AC/DC | Protection des circuits électriques |
| Onduleurs | Transformation de courant et sécurité |
Fonctionnement et mise en œuvre de la mise à la terre
Pour une installation solaire, il est essentiel de suivre certaines étapes lors de la mise à la terre. Celles-ci varient légèrement selon la configuration de l’installation.
Mise à la terre de différents composants
Plusieurs éléments de votre installation photovoltaïque doivent être connectés à la terre. Voici un aperçu des centrales à prendre en compte :
- Panneaux solaires : Ceux-ci doivent être mis à la terre, habituellement via une connexion à la structure de fixation, que celle-ci soit en métal ou en plastique.
- Onduleurs : Les onduleurs, qu’ils soient centraux ou micro-onduleurs, ont également besoin d’une mise à la terre adéquate.
- Coffrets de protection : Tant le coffret AC situé entre l’onduleur et le réseau EDF que le coffret DC qui se trouve entre les panneaux et l’onduleur doivent être reliés à la terre.
Le processus de mise à la terre s’effectue généralement en reliant un conducteur de cuivre, souvent de couleur verte et jaune, à la terre par l’intermédiaire d’un bornier dédié. Par exemple, pour un onduleur centralisé, ce bornier est souvent situé à l’arrière de l’appareil, facilitant la connexion.
Les étapes à suivre
Pour éviter au maximum les erreurs, voici les étapes à suivre pour réaliser correctement la mise à la terre :
- Déterminer les composants de l’installation qui nécessitent une mise à la terre.
- Couper l’alimentation électrique avant d’intervenir sur le circuit.
- Raccorder les éléments à la prise de terre en utilisant un câble de la section appropriée, généralement 6 mm².
- Vérifier que tous les éléments sont correctement reliés à la terre à l’aide d’un testeur.
Normes et législation pour la mise à la terre des installations photovoltaïques
En France, plusieurs réglementations s’appliquent pour garantir la sécurité électrique. La connaissance de ces normes est essentielle pour toute installation photovoltaïque.
La norme NFC 15-100 impose des règles strictes sur la mise à la terre dans les bâtiments. Elle prévoit que tous les circuits doivent être équipés afin de protéger les utilisateurs contre les risques électriques. La UTE C15 712 quant à elle, concentre ses recommandations spécifiquement sur les installations photovoltaïques.
Les inspections et contrôles à réaliser
Il est également essentiel d’effectuer des inspections régulières pour vérifier la conformité des installations. Ceci est d’autant plus crucial pour les systèmes qui sont sans surveillance. Parmi les éléments à contrôler régulièrement, on retrouve :
- Les connexions à la terre : Assurez-vous qu’elles soient sécurisées et exemptes de corrosion.
- Le bon fonctionnement des disjoncteurs : Ils doivent être testés périodiquement.
- Les onduleurs : Ces appareils doivent être vérifiés pour s’assurer qu’ils fonctionnent correctement et qu’ils sont correctement mis à la terre.
| Norme | Description |
|---|---|
| NFC 15-100 | Norme sur la protection des installations électriques |
| UTE C15 712 | Norme spécifique aux installations photovoltaïques |
Peut-on réaliser la mise à la terre soi-même ?
Une question fréquente concerne la possibilité de réaliser soi-même la mise à terre d’une installation photovoltaïque. Bien que cela soit possible pour des installations de puissance inférieure à 3 kWc, cela nécessite un certain niveau de compétence en électricité.
Pour une installation plus complexe ou de plus grande puissance, mieux vaut faire appel à un professionnel qualifié. Cela permettra non seulement d’assurer la conformité aux normes, mais aussi de prévenir d’éventuels dangers. De plus, pour bénéficier de certaines aides financières, comme celles proposées par EDF Energies Nouvelles ou Engie, la réalisation de l’installation par un artisan RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) est souvent exigée.

Conseils pour les bricoleurs
Pour ceux qui souhaitent tout de même s’essayer à la mise à la terre, voici quelques conseils :
- Se former : Investir dans des tutoriels et des formations en ligne peut s’avérer très utile.
- Se munir des bons outils : Avoir les bons outils et matériaux pour la mise à la terre est essentiel pour garantir la sécurité et la durabilité de l’installation.
- Établir un plan : Avoir un plan clair pour la mise en œuvre de la mise à la terre avant de commencer les travaux.
Les composants essentiels de l’installation et leur mise à la terre
Pour assurer une installation photovoltaïque totalement opérationnelle, il est impératif de reconnaitre quels sont les principaux composants et leur mise à la terre.
Les panneaux solaires
Les panneaux solaires doivent être reliés à la terre pour prévenir la collecte de courants parasites, souvent à travers la structure de fixation utilisée. En fonction du type de structure (métal ou plastique), les moyens de mise à la terre pourront différer.
Les onduleurs
Les onduleurs, eux aussi, doivent impérativement être mis à la terre. Cela est particulièrement important pour les onduleurs centralisés où les bornes de mise à la terre sont généralement intégrées à la base de l’instrument. Pour les micro-onduleurs, chaque unité est généralement reliée à la terre via le support du panneau.
Les coffrets de protection
Ce sont des éléments clés au milieu de l’installation. Les coffrets AC et DC ont toujours des borniers dédiés pour la mise à la terre, garantissant ainsi une continuité électrique. Assurez-vous que ces connexions soient allouées pour garantir une protection optimale des circuits.
| Composants | Mise à la terre |
|---|---|
| Panneaux | Reliés via la structure de fixation |
| Onduleurs | Réalisée à l’arrière via un bornier |
| Coffrets AC et DC | En utilisant les borniers de mise à la terre |


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